Je n'arrive plus à m'exprimer correctement. C'est devenu difficile d'expliquer ce que je ressens. Ce que j'écris est froid, sans vie. Pourtant, ça bouillonne dans mon esprit, mon coeur, mon corps. Partout. Tout me brûle. Ca me déprime d'être en vacances. Si vous saviez. Je suis assise là, devant mon ordinateur à vagabonder sur des sites plus inutiles les uns que les autres, discuter avec des gens que j'apprécie, que je connais (ou alors pas vraiment). Et puis je révise pour mon concours. Ca peut paraître anodin, banal, dans la vie d'une vieille adolescente (à 18 ans on n'est plus adolescent, n'est-ce pas?) Mais tout ça c'est pour ne pas trop réfléchir comme à ce moment précis. Je ne veux pas penser à mes peurs, à ma douleur du moment.
Quand certaines personnes souffrent, elles deviennent hyperactives. c'est à dire qu'elles organisent leur journée telle qu'il ne leur reste pas un moment de libre. Vous savez pourquoi? Mais parce que dans ces moments, on ne pense qu'à sa tâche à accomplir et non pas à ce qu'on essaye de se cacher.
Moi je me cache. Oui. Mais là j'ai besoin de le dire. Même si je l'ai déjà dit. J'ai peur de l'avenir.
C'est vrai après tout. Qui sait ce qu'on va être dans cinq ans, dix ans ou bien même un an voire quelques mois? Serons-nous toujours les mêmes? Serons-nous toujours avec la même bande d'amis? Va-t-on s'éloigner les uns des autres et ne plus se parler?
C'est une peur assez enfantine, vous en conviendrez. Mais ça explique pas mal de chose dans mon caractère et mon comportement de tous les jours.
Exemple, pourquoi est-ce que je suce encore mon pouce à 18 ans et que mon nombril me sert de doudou?
(J'ai pas honte, j'assume totalement. Je ne le dirais pas ici dans le cas contraire.)
Mais c'est tout simplement un manque d'affection. Et puis le nombril est la cicatrice la plus monstrueuse qui soit dans sa signification. C'est la marque du cordon ombilicale. Quoi qu'il arrive, on ne pourra jamais retourner dans le ventre de notre mère, quand bien même elle l'aurait voulu, pour y être au chaud, loin des tracas quotidiens et des préoccupations de la vie. Vous comprenez le raisonnement? J'ai besoin, en quelque sorte, de retourner en enfance. Le vieillissement (mûrir, assumer ses responsabilités) est la chose qui me fait le plus peur quand on y réfléchit.
Y a-t-il un remède au syndrome de Peter pan?
(pour une fois, la chanson a un lien. Prenez le temps d'écouter)